« Behren-les-Forbach »

Village lorrain qui a payé un lourd tribut à la guerre. Comptant quatre de ses fils tués, a mené une action de résistance patriotique dont témoigne le nombre de ses habitants déportés, expulsés ou emmenés comme otages, sinistré à 80% lors des combats de la Libération, a supporté les épreuves avec courages, gardant sa confiance dans les destinées de la France.

Une géologie influente

Notre sol a comme soubassement un socle de granit et de gneiss, situé à des profondeurs variables. Pendant l’ère primaire notre région est longtemps submergée. Sur le sol granito-gneissique se déposent les sédiments des périodes cambrienne, saurienne et dévonienne.
A l’époque suivante, dite carbonifère, notre région située entre les Massifs des Vosges et des Ardennes est un peu libérée des eaux; il règne alors un climat tropical, la chaleur et les pluies diluviennes favorisent le développement d’une végétation luxuriante de roseaux, et de fougères arborescentes et de conifères.
Pendant l’époque permienne, les torrents charrient des masses de sable et de marnes qui enfouissent les terrains carborifiens ; les plantes recouvertes se carbonisent et forment un puissant gisement de houille.

Les cours d’eaux puissants, venant de la région vosgienne, y déversent des sables et des marnes qui forment le sous-sol actuel. On y distingue trois périodes de sédimentation auxquelles on a donné le nom de Trias.

Le grés bigarré ou Bundsandstein est délimité par les villes de Sarrelouis – St Avold – Sarrebruck comprend également Porcelette, l’Hôpital, Hombourg-Haut, Forbach et une partie des hauteurs de Spicheren.
C’est un terrain sablonneux, peu fertile, occupé encore au Moyen-Age par d’importantes forêts de conifères. Les habitants sont nommés des « Griessmucken »(moucherons de la région aux grains de sable).
Le calcaire coquillier ou Muschelkalk, c’est le pays de Steinart ou du Gau. Behren, mais aussi Nousseviller, Tenteling, Metzing, Cadenbronn, Kerbach, Lixing et Etzling en sont les localités les plus importantes. Le sol calcaro-marneux se prête à des cultures variées et productives (blé, betteraves, trèffles). Les habitants y sont appelés du sobriquet de « Gaugnodele »(les lourdaux du Gau).

Behren s’écrivait autrefois, BERNE, BERING, BERREN ou BERNE.
Le nom sous l’orthographe de « BERNE » apparaît pour la première fois au début du XIV siècle, dans un document daté précisément du 8 juillet 1301.

e Keuper ou marnes irisées, se situe au sud de notre région en particulier vers Puttelange-aux-lacs. Le Keuper est riche en acide phosphorique, en potasse, mais pauvre en chaux.

Il est fréquemment masqué par de grands dépôts d’alluvions anciennes qui, provenant des Vosges sont infertiles: c’est ce qui explique que les forêts sont beaucoup plus nombreuses et plus étendues à l’ouest de la Sarre qu’à l’Est.
Le sol est imperméable, (nombreux étangs) désséché et fendillé; en été, bourbeux et compact en hiver, c’est le « Dreckland »(le pays de la boue). C’est ainsi que la géologie a influencé les relations entre les paysans de notre région.

À l’origine, petite bourgade comportant quelque 300 âmes en 1939, village lorrain à caractère essentiellement rural jusqu’en 1957, notre commune a ensuite été vouée à une ascension rapide avec la construction d’une cité-dortoir par les H.B.L.. mais, comme la plupart des Communautés, l’histoire ne l’a pas non plus épargnée.

Aujourd’hui, nous vous proposons justement de soulever un volet de cette histoire, de son histoire, et parler pour mieux la comprendre, de l’histoire de son sol, de l’origine de son nom, de ses armoiries et bien sur de son passé sans quoi il n’y aurait pas d’histoire….