LE DEPISTAGE ORGANISE DU CANCER COLORECTAL

Avec 42.000 nouveaux cas par an, le cancer colorectal (ou cancer de l’intestin) est la deuxième cause de décès par cancer en France.

Attention après 50 ans

Le cancer colorectal se développe lentement, le plus souvent, à partir de petites lésions – appelées des polypes – qui peuvent grossir, saigner et évoluer vers un cancer. Rares avant 40 ans, les cancers du côlon – comme les polypes – augmentent rapidement de fréquence à partir de 50 ans. Ce cancer touche 4 hommes sur 100 et  3 femmes sur 100 le plus souvent après l’âge de 50 ans.

Certains facteurs de risque ont été identifiés dans l’apparition de ce cancer, comme la consommation de tabac et l’alcool, une alimentation riche en graisses animales, l’inactivité, le surpoids… Il existe aussi des facteurs génétiques : le risque de cancer du côlon est plus élevé lorsqu’un cancer a déjà été diagnostiqué dans la famille proche (parents, fratrie, enfants), surtout si ce cancer est apparu jeune.

Un nouveau test de dépistage, plus fiable, plus simple et plus pratique à réaliser

Le test de dépistage du cancer colorectal est un test de recherche de sang dans les selles. Pour accroitre l’efficacité du dépistage du cancer colorectal, les pouvoirs publics ont décidé de changer

de test de dépistage. Plus performant que le test Hémocult II, le nouveau test disponible, le test immunologique OC SENSOR devrait permettre de détecter 2 fois plus de cancers et 2.5 fois plus d’adénomes avancés.

Facile à réaliser chez soi, aux toilettes, le test consiste à faire un seul prélèvement, de manière très hygiénique sur une seule selle grâce à une tige à replacer dans un tube hermétique. Voir vidéo du mode d’emploi

Les résultats

Ils sont adressés directement à la personne ayant fait le test  ainsi qu’à son médecin traitant.

Dans 96% des cas, le test est négatif. Cela signifie qu’aucun saignement n’a été détecté dans vos selles. Mais, quelquefois, il peut arriver que les polypes ou lésions cancéreuses ne saignent pas au moment du test. Il est donc très important de refaire le test tous les 2 ans et de signaler au médecin traitant tout signe d’alerte (présence de sang dans les selles visibles à l’œil nu, troubles du transit, douleurs abdominales …)

Lorsque le test est positif (dans 4% des cas), le médecin traitant prescrit une coloscopie à réaliser par un gastro-entérologue pour identifier l’origine de ce sang. Cet examen  permet de visualiser l’intérieur de l’intestin. En cas de présence de polypes, le praticien peut alors, au cours de la coloscopie, les retirer avant qu’ils n’évoluent vers un cancer.

Plus l’intervention est précoce, plus le traitement est simple et meilleures sont les chances de guérison (94% de taux de survie pour les cancers de stade I)

Un dépistage gratuit

Les pouvoirs publics et l’Assurance Maladie ont mis en œuvre des campagnes organisées de dépistage du cancer colorectal.

Ainsi, à partir de 50 ans et jusque 74 ans, homme ou femme, sont invités, tous les 2 ans, par un courrier adressé par l’Amodemaces (structure en charge des dépistages organisés pour le département de la Moselle), à aller retirer ce test chez le médecin traitant lors d’une consultation. C’est lui qui déterminera, en fonction de l’histoire personnelle et familiale du patient si ce test est approprié. Si c’est le cas, après quelques explications, il remet le test. Ce dernier et son analyse sont pris en charge à 100% sans avance de frais.

Si une coloscopie est prescrite, elle sera prise en charge dans les conditions habituelles de l’Assurance maladie.

Pour en savoir plus : www.amodemaces.fr